Je m'étonnais de ne pas voir dans la presse des alertes sur la conditions des "petits propriétaires". Plus de 3 ans après le passage de la plus grave crise financière de l'après-guerre, les prix de l'immobilier ont baissé fortement : aux U.S, en Espagne, en Irlande, en Grande-Bretagne. Chez nous rien de tout cela. Après une courte chute en 2009, ils se sont remis à grimper. Pourtant, il ne me semble pas que la situation économique se soit améliorée depuis. Bien au contraire...


La France des propriétaires, un mirage qui piège ici aussi les plus pauvres
un temps je me suis dit, que peut-être, et pour des raisons qui m'échappent, seraient-on à l'abri d'un scénario similaire de baisse généralisée des prix. Mais au fond, ce qui m'interrogeait plus encore à la lecture des subprimes américains, c'est que le sujet, ici en France, ne trouvait pas de similarités. 

Voilà, c'est désormais chose faite, avec le 16ème rapport de La fondation de l'Abbé Pierre qui étrille la politique de logement, telle qu'actuellement mise en place. Dans ce rapport, on apprend que la crise financière a fait basculer dans la précarité des ménages qui étaient jusque-là sur le fil du rasoir. Du coup, on assiste à une extension de la «zone grise» du logement : cabanes, caravanes, tentes, caves, boxes… La fondation avait déjà pointé par le passé l’émergence de ces ersatz de logements. Elle démontre à quel point les recours accrus à ces formes d’habitat indignes constituent des amortisseurs de crise silencieux.

Il semblerait donc, ici aussi, que les mêmes causes produisent les mêmes effets. A bien y réfléchir Il aurait été étonnant qu'il en soit autrement.

Pour en savoir plus :
Lire le rapport "L’état du mal-logement en France", 16e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre.

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Rédigé par Walter le Mercredi 2 Février 2011 à 10:31

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