Larsens, premier roman de Gabriel Bouvet
monstudioTV
Gabriel Bouvet publie avec Larsens un premier roman qui porte déjà une trajectoire de vie. Une trajectoire faite de détours, d’expériences multiples, de passages d’un monde à l’autre — de la musique à la philosophie, de la nuit des bars aux gestes du quotidien. Cette densité biographique affleure dans le texte, sans jamais s’imposer. Elle constitue une matière discrète, mais essentielle.
Publié aux Éditions Cailloux, Larsens s’inscrit dans une ligne éditoriale attentive aux voix singulières. Le roman s’ouvre en juin 1998, dans une France traversée par l’euphorie de la Coupe du monde. Mais ici, le décor collectif contraste avec une trajectoire plus fragile. Nils, trentenaire désabusé, avance en marge. DJ, un peu alcoolisé, un peu toxique, un peu perdu, il tente de tenir debout en mixant des vinyles dans des bars de nuit, quelque part entre errance et survie.
Le roman capte une époque - celle des nuits saturées de sons, de corps, de substances - mais sans nostalgie. Il restitue plutôt une ambiance, presque physique : les odeurs, les lumières, la fatigue, les gestes répétés. Un univers où la musique agit comme un fil conducteur, un refuge autant qu’une fuite.
Au cœur du récit, il y a aussi les relations. Celles que l’on fuit, celles que l’on retrouve, celles qui continuent de hanter. Estelle, qu’il faut peut-être quitter. Helena, présence persistante, presque magnétique. Et cette tension permanente entre l’attachement et le risque de se brûler - « mieux vaut ne pas trop s’approcher des étoiles ».
L’écriture de Gabriel Bouvet épouse ce mouvement. Elle avance par strates, par impressions, avec une attention particulière aux détails du réel. Le texte ne cherche pas à expliquer mais à faire ressentir. Il installe un rythme, proche du souffle, du flux intérieur, à l’image de ces nuits où tout semble à la fois intense et suspendu. Larsens est ainsi un roman de seuil. Celui d’un personnage en équilibre, celui d’une époque en mutation, celui aussi d’un auteur qui entre en littérature sans bruit, mais avec une forme de justesse. Un premier livre qui ne cherche pas à conclure, mais à ouvrir.
Le roman capte une époque - celle des nuits saturées de sons, de corps, de substances - mais sans nostalgie. Il restitue plutôt une ambiance, presque physique : les odeurs, les lumières, la fatigue, les gestes répétés. Un univers où la musique agit comme un fil conducteur, un refuge autant qu’une fuite.
Au cœur du récit, il y a aussi les relations. Celles que l’on fuit, celles que l’on retrouve, celles qui continuent de hanter. Estelle, qu’il faut peut-être quitter. Helena, présence persistante, presque magnétique. Et cette tension permanente entre l’attachement et le risque de se brûler - « mieux vaut ne pas trop s’approcher des étoiles ».
L’écriture de Gabriel Bouvet épouse ce mouvement. Elle avance par strates, par impressions, avec une attention particulière aux détails du réel. Le texte ne cherche pas à expliquer mais à faire ressentir. Il installe un rythme, proche du souffle, du flux intérieur, à l’image de ces nuits où tout semble à la fois intense et suspendu. Larsens est ainsi un roman de seuil. Celui d’un personnage en équilibre, celui d’une époque en mutation, celui aussi d’un auteur qui entre en littérature sans bruit, mais avec une forme de justesse. Un premier livre qui ne cherche pas à conclure, mais à ouvrir.
Interview de Valerie Morice
Montage : Walter Bonomo
Remerciement au Bistrot Delorme, place Delorme à Nantes, pour son accueil
Montage : Walter Bonomo
Remerciement au Bistrot Delorme, place Delorme à Nantes, pour son accueil
A écouter aussi en podcast